L’axe trois de la stratégie gouvernementale de développement de l’économie numérique a pour objectif « d’assurer la transformation numérique de l’administration et des entreprises ». Cet axe porte sur des actions à mener pour que la révolution numérique transforme les secteurs d’activités classiques et permette aux entreprises et structures de ces secteurs d’offrir également leurs services de façon virtuelle, afin d’accroître leur nombre d’usagers ainsi que la valeur ajoutée liée à leurs activités.

La mise en place de l’interopérabilité entre les différents acteurs dans le domaine s’insère parfaitement dans les objectifs spécifiques à l’horizon 2020 de cet axe qui sont entre autres :

  • Porter l’indice NRI (network readiness index) à 4,5
  • Porter l’indice de services en ligne définie par les Nations Unies de 0,1524 à 0,4
  • Porter l’indice E-Participation défini par les Nations Unies de 0 ,1571 à 0,3000

C’est donc dans cette optique que le ministère des Postes et Télécommunications a organisé ce jour, 07 mars 2018, un atelier d’échange sur l’interopérabilité des services financiers, avec la collaboration technique du groupement INTERSWITCH, du groupement interbancaire monétaire de l’Afrique Centrale (GICAM) et de CAMPOST.

« Il a pour objet de discuter de la mise en place d’un modèle de régulation dans l’écosystème du transfert électronique et de l’interopérabilité entre les différents acteurs dans le domaine, afin de favoriser le développement de l’économie numérique et l’inclusion financière », a déclaré Mme Minette Libom Li Likeng dans son discours inaugural, expliquant par la suite que « l’interopérabilité fait référence à la capacité des clients à effectuer des paiements. On distingue deux principaux types d’interopérabilité en matière de transfert électronique, à savoir l’interopérabilité entre les systèmes de paiement des Mobile Network Operators et les banques, et l’interopérabilité entre les systèmes de paiement des différents MNO ».

L’interopérabilité des services financiers mobiles : quels enjeux ?

Grace à ses effets bénéfiques sur les consommateurs, les entreprises et l’économie, l’interopérabilité constitue aujourd’hui une option fondamentale des gouvernements dans la transformation numérique des administrations et des entreprises, ainsi que dans le développement de l’inclusion financière.

La communauté mondiale reconnaît sans détour l’importance de la poste en tant que moteur de croissance économique et d’inclusion financière. Pour Mme la ministre donc, « ce Workshop que nous voulons constructif à travers les échanges et débats qui suivront les présentations, devra répondre à un impératif : adresser ensemble, avec efficacité et pertinence, les défis collectifs dans l’interopérabilité, domaine dont la complexité des problématiques requiert un processus structuré dans la mise en place des règles de fonctionnement »

En matière d’interopérabilité, il existe en effet un ensemble de règles standards qui permettent de faciliter les transactions financières du client à travers les différents opérateurs. La définition de ces règles constitue une préoccupation permanente de l’Union Internationale des Télécommunications ainsi que des organisations internationales spécialisées.

C’est ainsi que les premières discussions relatives à cette problématique ont été initiés entre les régulateurs, les fournisseurs de service lors de la tenue du Global System for Mobile Communication Association and Mobile Money for Unbanked en 2008 au Caire. Et lors du forum international sur l’économie numérique à Yaoundé en 2017, une convention à été signée entre le groupement INTERSWITCH et la CAMPOST, qui a pour mission de développer les services postaux et financiers à  travers le territoire national. Et cette convention servira de « switch » dans le processus d’interopérabilité.

« En effet, CAMPOST dispose d’un réseau de plus de 300 bureaux de postes interconnectés sur toute l’étendue du pays, qui permettront à tous les opérateurs de s’interconnecter avec le système bancaire national et international à travers le GIMAC et la Banque Centrale », a déclaré Mme la ministre, qui rassure de l’engagement constant du gouvernement à rester toujours attentif aux préoccupations du secteur et à tacher toujours d’y répondre au mieux des enjeux qui se font jour.

Annonce

À 17 ans, le Camerounais Nji Collins Gbah est devenu le premier représentant d’un pays africain à remporter le grand prix du code-in contest de Google. Une prouesse que cet adolescent n’aurait jamais imaginé accomplir.

  En juin prochain, Nji Collins Gbah a rendez-vous avec Google à Mountain View. Ce jeune Camerounais de 17 ans est convié au Googleplex, le QG du géant d’Internet. Sur invitation du mastodonte de la tech, qui plus est. Il y a quelques semaines, il n’aurait jamais imaginé se rendre en plein cœur de la Silicon Valley américaine.